[projection | réflexion]


Nous regroupons sous l'enseigne [projection|réflexion] divers événements (séminaires, installations, etc.) ayant lieu au sein du Home Cinéma. La spécificité de ces activités réside dans le fait qu'elles offrent A  des chercheurs (au sens large du terme) un espace de réflexion afin qu’ils viennent exposer leur travail en cours – un projet – ayant des liens avec une production artistique.

Installation I
Séminaire - note d'intention
Séminaire I / Séminaire II

Installation I

SPIN-OFF I(M) SPIN-OFF

Une installation d'Emmanuelle Griffon et de Julia Rey Ramos
Sur une proposition de Steve Paterson

Du 13 au 21 novembre 2013
Vernissage le mardi 12 novembre 2013 de 18h00 à 20h00
Heures d’ouverture :
mercredi 13 / jeudi 14 : de 17h00 à 19h00
lundi 18 / jeudi 21 : de 17h00 à 19h00

Détourner une notion définie, objet, personnage, ou univers de fiction vers un contexte qui lui est étranger : c’est là  le postulat du spin-off (série dérivée). La médiation comme forme de décor, le spin-off comme tentative de médiation. En s’appuyant d’abord sur une thèse selon laquelle nous vivons peut-être déjà  dans une simulation, lÂ’installation principale Y’a quoi ce soir ? veut principalement retranscrire l’idée d’un scénario vécu par ses personnages sans qu’ils ne s’en rendent compte. En parallèle, un objet en libre circulation A  rapporter chez soi est distribué, pour d’une part placer le visiteur comme avatar du jeu duquel la pièce Vous êtes ici est tirée, et a posteriori permettre une extension de l’exposition, une suite personnelle, une forme de spin-off. Ceci est le point de départ d’une réflexion sur la mise en espace d’oeuvres dont le statut est remis en question par leur interaction avec le visiteur qui se meut en personnage, spectateur, acteur.

txt : Emmanuelle Griffon et Julia Rey Ramos

Emmanuelle Griffon, vidéaste, vit et travaille à Paris.
Julia Rey Ramos, artiste, scénographe, vit et travaille à Strasbourg.

Vous êtes ici
technique mixte
5 x 2 cm
2013

Y’a quoi ce soir ?

Blue Is Julia, Green Is Barney, Red Is Emmanuelle.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

Blue Is Brian, Green Is the Good Doctor, Yellow Is the Brother.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

The Greens Are Tyrannosaurus, the Blues Are Long Necks, Yellows Are the Olds and Reds are the Babies.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

Red Is Uncle Marvin, White Is Peter, Black Is Every Other Children’s Broken Dream.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

Blue Is Roommate #1, Red Is Roommate #2, Green Is Roommate #3, Yellow Is Roommate #4.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

Blue Is Jimmy, Red Is the Next Dead One.
technique mixte
25 x 35 x 110 cm
2013

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Séminaire II

Laurent Saurer / LOCALARCHITECTURE - 5 juillet 2011 à 19h00

Ce deuxième séminaire donnera la parole à Laurent Saurer (architecte), cet événement est intitulé : «Bâtiment d’archives et archivage d’une construction : projet - processus - forme - contenu»

Après une brève introduction historique sur l'architecture des bâtiments d'archives, l'intervention de Laurent Saurer suivra deux axes principaux. Le premier traitera des contraintes formelles et conceptuelles dans l'élaboration d'un projet d'un bâtiment d'archives administratives aujourd'hui. Le second abordera la place de l'archivage au sein de la construction d'un couvert à Renens (Vaud) exécuté par LOCALARCHITECTURE. Cette structure urbaine intègre l'archive dans le processus même de sa réalisation.

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Séminaire I

Serge Boulaz - 18 mai 2011 à 19h00

Le premier séminaire donnera la parole à Serge Boulaz afin qu’il nous parle de la première Biennale des Libellules à Vernier (Genève) qu’il organise, du 22 septembre au 2 octobre 2011, dans ce quartier populaire en périphérie du centre ville et des institutions culturelles établies.

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Séminaire - note d'intention

Parallèlement aux soirées intitulées «Home Cinéma» dédiées à l’image en mouvement, l’Association Trafic souhaite ouvrir ses champs d’activités en proposant un séminaire ouvert de recherche. Cet espace-temps visera à donner la parole à des chercheurs (au sens large du terme) afin qu’ils viennent exposer leur travail en cours – un projet – ayant des liens avec une production artistique. Il s’agira de penser ce moment comme un temps à part, offrant aux intervenants un décentrement sur leur propre recherche en la confrontant à un public hétérogène.

Deux vecteurs opératoires sont à l’origine de la mise en place de ce temps de recherche intitulé [projection | réflexion] ayant pour format celui du séminaire. Le premier vecteur émane de la volonté de l’Association à proposer un espace de discussion induit par des préoccupations en relation à la transmission de savoirs dans le domaine de l’art. La seconde ligne de force vient des réflexions déjà  amorcées au sein du «Home Cinéma» autour du concept foucaldien qu’est l’«hétérotopie»(1) en regard à celui d’«utopie». Pour Michel Foucault, leur distinction fondamentale réside dans le fait que l’utopie a un emplacement «sans lieu réel» alors que l’hétérotopie trouve sa place effective dans notre corps social au sein d’«emplacements réels»(2) (bibliothèques, prisons, cinémas, cimetières, musées, etc.), par un jeu de miroir. Ce renversement spéculaire permet de nous faire prendre conscience de notre réalité au travers de notre reflet paradoxalement réel et virtuel à la fois.
Or, il ne s’agit pas ici de rejouer des formes d’enseignement utopique comme a pu en connaître la période de militantisme de la fin des années 60. En revanche, nous ne nions en aucun cas le rôle fondamental qu’elles ont eu sur la manière de transmettre des connaissances et dans la mise à l’épreuve même des méthodes de transmission. Nos intérêts se tournent aussi vers des enseignements telles que des Ecoles comme le Bahaus et le Black Mountain College ou des artistes comme Robert Filliou et Joseph Beuys ont pu, dans leur ligne pédagogique respective et parfois antinomique, en proposer. Par conséquent, si, au début de nos démarches, les séances trouvent leur forme dans celle, assez classique, du séminaire de type académique, elle sera amenée à évoluer au fur et à mesure de l’avancée de nos recherches en fonction du contexte artistique et social dans lequel nous évoluons. En effet, le contenu et le contenant de ces moments se développeront en interaction avec ce qui en découle. A cette occasion le public ne sera pas un auditoire passif mais sera convié à donner son point de vue sur les sujets traités créant ainsi des échanges entre les différents interlocuteurs des événements.
Ce que nous tenterons de garder en tête lors de ses rencontres se situe dans l’étymologie même du terme séminaire dont l’une des acceptions le défini comme étant la «réunion […] de chercheurs pour l’étude de certaines questions»(3). Le cadre du séminaire se pense donc moins ici dans sa relation  l’institution que comme étant un lieu substantiel à l’émergence de réflexions sur les pratiques artistiques en regard aux contextes hétérogènes de leurs productions, diffusions et réceptions.


1. Michel Foucault, «Des Espaces autres» in Dits et écrits II. 1976-1988, Paris, Gallimard, 2001, pp. 1571 - 1581.
2. Ibid., p.1575.
3. Le Petit Robert, Paris, 2002, p. 2402.

txt : Steve Paterson

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